Petit objet musical, l’ocarina prend une forme globulaire. Ce petit instrument à vent produit un son grâce au souffle, dans une cavité interne plutôt que dans un long tube. Pour mieux comprendre la flûte globulaire, consultez ce guide consacré à l’ocarina.
Son histoire dépasse largement l’Italie. Des traces d’objets globulaires datés de 12 000 ans apparaissent dans plusieurs régions du monde. En Afrique centrale, un sifflet en argile datant de 30 000 ans apporte un indice saisissant sur les premiers gestes sonores.
En 1853, Giuseppe Donati conçoit à Budrio une version moderne, avec un corps compact adapté au jeu mélodique. Cette étape marque l’invention officielle du nom actuel, sans effacer les origines plus anciennes.
Plusieurs cultures ont développé des formes comparables en Afrique, en Asie, en Europe ainsi qu’en Mésoamérique. Le souffle crée une vibration dans la chambre interne. Ainsi, l’ocarina rejoint la famille musicale à vent, avec une voix douce, claire, parfois presque magique.
Ocarina : définition, origine et fonctionnement de cet instrument
Sa caisse fermée agit comme une petite chambre d’écho. Ce objet musical à vent ne possède pas un long tube. Sa forme ovoïde, traversière ou proche d’un galet le distingue d’une flûte classique. Un ocarina ressemble beaucoup à une petite oie, surtout dans certains modèles anciens.
Un instrument à vent aux formes singulières
Chaque modèle propose une tessiture précise. Le nombre, puis la position des trous, influencent les notes disponibles. Un débutant peut ainsi choisir un format simple, tandis qu’un musicien confirmé recherche une plage sonore plus large. Cette présentation de l’ocarina apporte aussi des repères utiles.
La terre cuite, le plastique et les autres matériaux utilisés
La terre cuite conserve une sonorité chaude, souvent liée aux créations en argile. Le plastique séduit par sa résistance, son poids réduit, ainsi que son entretien facile. Les versions en bois, pierre, céramique ou porcelaine visent une qualité sonore particulière.
Le choix dépend donc du niveau, du style joué, puis du contexte. Pour apprendre, un modèle solide reste pratique. Pour collectionner, chaque matériau offre une texture, un aspect, ainsi qu’une personnalité sonore uniques.
Les origines anciennes de l’ocarina à travers les cultures
Bien avant sa version moderne, l’ocarina apparaît sous plusieurs formes dans les sociétés anciennes. Ces objets montrent que le souffle servait déjà la musique, les rites ainsi que la transmission culturelle.

Les flûtes globulaires en Afrique, Amérique puis Europe
Un sifflet d’Afrique centrale remonte à 30 000 ans. Les plus anciennes flûtes globulaires égyptiennes connues datent de 12 000 ans. En Colombie, les Chibchas façonnaient des modèles en argile, parfois en or, avant leur diffusion chez les Mayas, Incas ainsi que les Aztèques.
Le xun chinois puis les formes apparentées
Le xun chinois est utilisé depuis plus de 7 000 ans. Son embouchure reçoit directement le souffle, contrairement à certains ocarinas. En Europe, l’ocarina de Runik mesure 8 centimètres, compte 4 trous, puis dépasse 8 000 ans. Liubcova Orniţa, en Roumanie, remonte à plus de 5 000 ans.
Des usages musicaux, rituels puis funéraires
« Le souffle donne une voix à la terre. »
Ces instruments accompagnaient cérémonies, rites funéraires ou jeux mélodiques. Le gemshorn allemand, apparu au XVe siècle, conserve une logique proche. Découvrir les origines de l’ocarina permet d’élargir cette lecture.
| Zone | Repère | Usage |
|---|---|---|
| Afrique | 30 000 ans | Sifflet ancien |
| Chine | 7 000 ans | Xun rituel |
| Europe | 8 000 ans | Flûte de Runik |
La naissance de l’ocarina moderne avec Giuseppe Donati
Un tournant majeur se dessine après 1527. Hernán Cortés fait présenter à Charles Quint des musiciens aztèques ainsi que mayas. Leurs instruments inspirent l’Europe, avant l’arrivée du modèle créé à Budrio.
De la forme ovoïde à la petite oie de Budrio
En 1853, Giuseppe Donati, briquetier italien âgé de 17 ans, façonne un ocarina moderne en terre cuite. Sa silhouette rappelle une petite oie. Le nom vient d’un patois bolonais : ucarèina signifie « petite oie ». Cette étape transforme des traces anciennes en véritable instrument pour la musique.
Les trous, les notes et l’évolution de la gamme
Son modèle possède dix trous. Le musicien peut ainsi utiliser ses doigts pour jouer des notes avec précision. En 1928, Takashi Aketagawa ajoute deux ouvertures supérieures. Le modèle à 12 trous offre alors une gamme plus large.
La diffusion en Europe puis dans le monde
En 1864, Giuseppe Donati fonde le Gruppo Ocarinistico Budriese. Grâce à ce groupe, l’ocarina gagne toute Europe, puis le monde. Des soldats américains le jouent durant les guerres. Dès les années 1950, des écoles l’enseignent. En 1986, Nomura Sojiro le popularise au Japon. Le jeu vidéo de 1998 renforce encore sa renommée. Découvrez aussi l’histoire de l’ocarina.
Comment fonctionne l’ocarina et comment apprendre à en jouer
La maîtrise commence par un geste simple : guider l’air vers la chambre sonore. Une respiration régulière fait vibrer la colonne d’air, tandis que les doigts règlent la hauteur. Pour approfondir ce principe, consultez ce guide sur le fonctionnement.

Le rôle de l’embouchure, du souffle et des trous
L’embouchure dirige l’air dans la cavité. Un souffle stable améliore la justesse des notes. Chaque trou doit rester couvert sans fuite. Une pression trop forte rend le son aigu ; une pression faible l’assombrit.
« La régularité transforme un souffle hésitant en phrase musicale. »
Un modèle en Do convient bien aux débutants. Il facilite le doigté, la lecture des partitions, puis les premiers morceaux. Travaillez dix minutes par jour : notes longues, gammes courtes, changements lents. Jouer des notes simples aide ensuite à suivre une musique enregistrée ou un groupe.
Les modèles à double ou triple chambre élargissent la gamme sur plusieurs octaves. Certains permettent même une mélodie avec accompagnement. La terre cuite offre une voix chaleureuse ; le plastique résiste mieux aux chocs.
| Choix | Atout principal | Conseil |
|---|---|---|
| Modèle en Do | Doigté accessible | Premier achat |
| Double chambre | Tessiture étendue | Musicien avancé |
| Plastique | Entretien simple | Usage nomade |
Conclusion
Rare par sa forme, l’ocarina relie une origine très ancienne à une histoire mondiale. Afrique, Asie, Europe puis Mésoamérique ont nourri son identité. Cette étude sur les modèles mésoaméricains révèle la richesse d’une culture sonore.
Giuseppe Donati crée la version moderne en 1853. Puis Takashi Aketagawa ajoute deux trous en 1928 : le modèle à douze trous devient une étape majeure. Compact, léger, cet instrument reste accessible grâce à un apprentissage progressif, une bonne qualité sonore puis un faible encombrement. Sa silhouette d’oie séduit autant que sa palette.
En 1998, The Legend of Zelda: Ocarina of Time propulse l’ocarina dans le monde. Pour prolonger l’expérience, pratiquez partitions, morceaux variés, jeu collectif ou dialogue avec plusieurs instruments. Quelques minutes par jour suffisent pour faire vivre cet objet musical à travers toute Europe, puis ailleurs.

