L’ocarina est un petit instrument sans clés, classé parmi les flûtes globulaires. Sa forme ovoïde attire vite le regard. Son timbre doux, mélancolique ou éthéré crée une ambiance intime. Une embouchure et quelques trous suffisent pour produire chaque note.
Son histoire remonte à environ 12 000 ans. Des modèles anciens ont été retrouvés au Kosovo, en Chine, en Égypte ainsi qu’en Amérique du Sud. La version moderne s’est développée en Italie au XIXe siècle, notamment grâce à Giuseppe Donati.
La terre cuite et la céramique restent très courantes. Le nombre de trous, la taille du corps et l’accord choisi influencent directement les mélodies. Pour mieux comprendre l’ocarina, consultez cette présentation complète.
Ce guide explore ses origines, ses matériaux, ses modèles et les bases d’un apprentissage simple. Vous découvrirez aussi la place singulière de l’ocarina dans le monde des flûtes, ainsi que les critères pour choisir un modèle adapté.
Ocarina : tout savoir sur cet instrument de musique à vent
Avant d’en jouer, il faut comprendre sa place dans la famille des bois. Qu’il soit fabriqué en plastique, en métal ou en céramique, cet instrument fonctionne grâce au souffle. Il appartient donc aux instruments à vent, comme la flûte ou le hautbois.
Définition et place dans la famille des instruments à vent
Le corps forme une chambre de résonance fermée. Le musicien souffle dans le bec, puis bouche certains trous avec ses doigts. Il modifie ainsi la hauteur des notes et produit des sons doux, clairs ou profonds.
Les modèles courants possèdent 4, 5, 6, 8, 10 ou 12 trous. Un modèle anglais à 6 trous offre 10 notes. La version péruvienne à 8 trous en produit 11. Pour approfondir cette définition, découvrez ce guide consacré à cet instrument.
Le fonctionnement du bec, de la chambre et des trous
- Bec : il reçoit le souffle.
- Chambre : elle amplifie la vibration.
- Pavillon : il évacue l’air.
- Trou : il modifie la hauteur des notes.
Sans clés, le jeu repose sur un souffle régulier et une bonne coordination des doigts.
Les origines et l’histoire de l’ocarina à travers le monde
Son histoire traverse plusieurs continents. Des objets archéologiques montrent que ses ancêtres existaient déjà il y a près de 12 000 ans. Pour découvrir ses origines, il faut suivre un parcours allant du Kosovo jusqu’à l’Italie.

Les premières traces archéologiques et les cultures précolombiennes
L’ocarina de Runik, retrouvé au Kosovo, compte parmi les plus anciens instruments à vent connus dans cette région. En Chine et en Amérique du Sud, d’autres pièces anciennes témoignent de pratiques variées.
Les Mayas, les Incas et les Aztèques façonnaient des modèles en terre cuite, parfois à l’image d’animaux. Le huilacapiztli aztèque possédait quatre trous latéraux. Ces objets servaient lors des rites et des fêtes, ainsi qu’à imiter les animaux. En 1527, des musiciens mésoaméricains présentèrent leurs mélodies devant Charles Quint.
Giuseppe Donati et la naissance du modèle moderne
En 1853, Giuseppe Donati crée à Budrio un modèle à dix trous. Il transforme ainsi un simple jouet en véritable instrument de musique. En 1864, il fonde le Gruppo Ocarinistico Budriese. Takashi Aketagawa propose ensuite une version à douze trous, en 1928.
Le renouveau dans la culture populaire
En 1998, The Legend of Zelda: Ocarina of Time relance l’intérêt du public. Albator, Le Bon, la Brute et le Truand et plusieurs œuvres musicales renforcent aussi sa présence. Les modèles doubles, triples puis quadruples élargissent enfin la gamme et les possibilités des musiciens.
Fabrication, matériaux et caractéristiques sonores de cet instrument
Chaque ocarina associe artisanat, précision et acoustique. Son matériau influence son poids, sa solidité et la couleur de ses sons. Il mesure parfois 15 centimètres, soit environ la longueur d’une main.
Terre cuite, céramique, plastique et autres matériaux
La terre cuite offre une sonorité chaude. L’artisan modèle la coque, perce les trous, la laisse sécher, puis procède à la cuisson. Cette étape stabilise la terre cuite et fixe l’accord. La céramique et la porcelaine offrent une surface lisse et résistante, ainsi qu’une sonorité souvent précise.
Le bois, le métal et le plastique conviennent aussi. Le plastique reste léger et solide, tandis que le métal produit une réponse plus vive. Certains modèles sont même fabriqués en os, en pierre, en bambou ou à partir d’une coque végétale.
Forme ovoïde, résonateur et production des notes
La chambre agit comme un résonateur de Helmholtz, différent d’un tube classique. Le bec dirige l’air vers le conduit. L’ouverture progressive des trous change la pression interne et la hauteur des notes.
« La forme ovoïde transforme une simple poche d’air en chambre sonore. »
En 1853, Giuseppe Donati perfectionne un modèle transversal à dix trous. Cette innovation marque un tournant au XIXe siècle.
| Matière | Atout principal | Rendu sonore |
|---|---|---|
| Terre cuite | Chaleur et authenticité | Timbre doux |
| Céramique | Précision et finition | Sons nets |
| Plastique | Légèreté et robustesse | Réponse régulière |
Les différents modèles d’ocarinas et leurs usages
Le choix d’un modèle dépend surtout du doigté, du registre recherché et du contexte de jeu. Certains formats conviennent aux débutants, tandis que d’autres offrent une large gamme aux musiciens expérimentés. Pour mieux situer cet instrument de musique, il faut comparer les formes et les usages des différents modèles.

Ocarina anglais, péruvien, linéaire et pendentif
Le modèle anglais possède 6 trous et produit 10 notes. Le modèle péruvien en compte 8, pour 11 notes. Avec 10 trous, la version linéaire offre une étendue proche, mais son doigté reste plus simple.
Les pendentifs sont compacts et faciles à transporter. Le pendentif anglais compte souvent 4 à 6 trous. Le modèle péruvien reprend parfois des motifs animaliers liés aux cultures locales. En terre cuite ou en céramique, le timbre paraît plus traditionnel. Le plastique se distingue plutôt par sa légèreté.
Modèles à douze trous, doubles, triples et quadruples
Le modèle transversal à 12 trous produit 13 notes. Il séduit les débutants comme les joueurs intermédiaires. Issu de la lignée modernisée par Giuseppe Donati, il convient au jeu en solo ou à l’accompagnement.
- Double : deux embouchures et 17 notes.
- Triple : trois embouchures et 21 notes.
- Quadruple : quatre chambres et 24 notes, avec une apparition signalée en Chine entre 2007 et 2009.
| Modèle | Doigté | Étendue | Usage conseillé |
|---|---|---|---|
| Anglais | 6 trous | 10 notes | Débuter facilement |
| Péruvien | 8 trous | 11 notes | Explorer un style traditionnel |
| Linéaire | 10 trous alignés | 11 notes environ | Gagner en simplicité |
| Transversal | 12 trous | 13 notes | Jouer une gamme étendue |
Comment choisir et apprendre à jouer de l’ocarina
Un modèle bien choisi rend les premières mélodies plus simples et plus agréables. Tenez compte de la tessiture, du budget et du confort des doigts. Un volume moyen proche de 70 décibels convient aussi à un usage domestique.
Quel modèle privilégier selon son niveau, sa tessiture et son budget ?
Les registres soprano, alto, ténor et basse correspondent à différentes tessitures. Pour débuter, l’alto reste le choix le plus équilibré. Sa taille facilite la prise en main, tandis que les petits formats produisent un son plus aigu.
- Focalink : plastique robuste, entre 20 et 50 euros.
- STL Ocarina : céramique soignée, autour de 80 à 120 euros.
- Songbird : bois naturel, près de 150 euros pour un musicien confirmé.
Pour apprendre régulièrement, commencez par la respiration, puis travaillez la justesse et le doigté. Exercez-vous sur une gamme courte avant d’enchaîner des mélodies. Des tutoriels vidéo, des tablatures, OcarinaForest.com et les méthodes dédiées au modèle anglais peuvent accompagner cette progression. Depuis 2015, les ventes auraient progressé d’environ 15 % par an.
Conclusion
Un souffle suffit parfois pour ouvrir une porte vers l’imaginaire. Issu de diverses cultures, l’ocarina relie héritage ancien, Europe moderne et culture populaire. Son histoire passe par Giuseppe Donati, puis l’instrument gagne le monde grâce au jeu vidéo et au renouveau du XXIe siècle.
Sa coque ovoïde, son bec, sa chambre interne et ses trous créent un timbre doux, mélancolique et éthéré. Les ocarinas anglais, péruviens, linéaires, pendentifs ou multichambres répondent aux besoins de chaque musicien. L’ocarina trouve ainsi sa place en solo, en classe ou dans un ensemble.
Un budget proche de 20 euros suffit pour commencer. Les tablatures et les cours en ligne facilitent l’apprentissage. Depuis 1998, The Legend of Zelda confirme la présence durable de cet instrument dans l’univers sonore. Simple à utiliser, cet instrument de musique à vent offre une voie accessible vers le monde des sons et la musique à vent.

